Notre
fonctionnement nous rapproche d'entreprises
et associations
qui comme nous, sont organisées suivant les principes de la
coopération et de l'autogestion. Avec
elles nous constituons le REPAS : Réseau d'Echanges et de Pratiques
Alternatives et Solidaires.
Dans les années 1980 certains
de ceux qui composent actuellement le REPAS se retrouvaient
en divers lieux où l'on réfléchissait autour de "l'économie
alternative". Beaucoup de rencontres, de discussions,
mais reliées à quelles pratiques et pour aboutir à quel concret
? C'est pourquoi, en 1994, se créé un réseau d'une dizaine
d'entreprises où convergent des pratiques alternatives vécues
au quotidien depuis de nombreuses années. L'originalité de
REPAS est de réunir ses membres sur des critères ni professionnels,
ni géographiques, ni économiques, ni d'intérêts catégoriels,
mais autour de valeurs sur lesquelles chaque entreprise se fonde
et se reconnaît : solidarité, autogestion, égalité, primauté
de l'humain sur l'économique, utilité sociale.
Nos
objectifs :
mieux se connaître et pour cela se déplacer chez les uns et
les autres, progresser dans nos propres recherches et pratiques
en les partageant, comparer, discuter, évaluer comment les uns
et les autres nous organisons les circuits de l'argent, la prise
de responsabilité, la croissance de nos projets, etc...
Le
REPAS n'a pas de charte, de texte de référence ou de dogme. S'il devait y en avoir, il faudrait les rechercher
dans nos pratiques, dans les projets que nous avons construits. On
peut toutefois tenter une périlleuse traduction dans l'écrit
de ce qui nous rassemble : >
une culture du faire et de la cohérence :
nous accordons une importance primordiale au fait d'associer
et de ne pas séparer la pensée et l'analyse de l'action. Nos
cogitations sur le fonctionnement de la société et de l'économie,
nous les mettons en pratique et nous nous y confrontons dans
nos entreprises. A l'intérieur de celles-ci, ceux qui décident
sont aussi ceux qui agissent, exécutent, réalisent. >
une culture du collectif :
ce qui permet la réalisation de projets comme les nôtres, c'est
bien plus que le regroupement de capitaux, l'association d'hommes
et de femmes qui inscrivent leur destinée dans le choix revendiqué
d'une démarche collective. >
une culture du pouvoir sur soi-même :
nous ne savons pas si "changer le monde" est vraiment
possible, mais notre choix est de faire comme si cela l'était
et de commencer par ce qui indiscutablement l'est : changer
nos vies en les organisant dans le sens vers lequel nous
aimerions voir évoluer nos sociétés. >
une culture du parcours :
à l'inverse de l'adage "la fin justifie les moyens",
nous privilégions le trajet et la manière de cheminer. La présence
de chacun et chacune dans nos aventures collectives est envisagée,
non d'un point de vue utilitaire et subordonné, mais comme un
des éléments forts de leur légitimation. Notre projet est mené
autant pour ceux qui le vivent que pour les objectifs qu'il
sert. >
une culture de la "décroissance soutenable" :
face au modèle d'une entreprise dont le seul objectif est le
profit et l'homme son outil, nous cherchons à mettre l'argent
au service de l'humain. La façon de travailler est aussi fondamentale
que le produit qui est fabriqué. Le mode de prise en charge
de la nécessaire production prime sur le résultat économique. En
se donnant ces priorités et en ne se développant qu'en fonction
des forces de l'équipe et non des opportunités du marché, nos
entreprises choisissent de limiter leur croissance.
Les
entreprises du REPAS quelquefois qualifiées de marginales, sont
pourtant sur le marché concurrentiel et fonctionnent entre autres
sur des principes de "bonne gestion". Elles sont
peut être hors du "système" mais certainement
pas hors de la société. Au contraire, elles y sont bien davantage
que les entreprises qui limitent leur légitimité à produire,
vendre et croître. En valorisant les ressources de proximité,
en s'impliquant dans la vie locale, en privilégiant les aventures
humaines collectives, elles contribuent de par leur implantation
à maintenir une dynamique dans des régions ou auprès de populations
depuis longtemps marginalisées par le développement. Leur impact
sur le territoire dépasse largement le seul champ de la croissance
économique.
Pour en savoir plus : www.reseaurepas.free.fr
Quelques
membres du réseau REPAS :
La
Montagne Vivra Structure
d'accueil autogérée regroupant plusieurs ateliers
et proposant aux usagers en difficulté formations
et remises à niveau, aide à la recherche d'emploi,
aide à l'hébergement.
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Ardelaine Coopérative
inscrite dans la mouvance de l’économie solidaire. Activité
autour de la filière laine : matelas, vêtements… Musées "
Du mouton au pull" et "De l'industrialisation au développement
local".
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La
Navette Equipe
autogérée de rédacteurs, correcteurs et maquettistes travaillant
pour des journaux et des éditeurs spécialisés dans l’économie
sociale et solidaire.
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Le
Viel Audon Accueil,
gîtes, chantiers de jeunes, formations, dans un site exceptionnel
en Ardèche.
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Le
Monde Allant Vers Collecte
d'objets délaissés auprès des particuliers et
collectivités et recyclage par remise en vente
après tri et réparation. Actions d'éducation
à l'environnement par le biais d'animations
pédagogiques auprès des scolaires et du grand
public.
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La
Ferme de la Batailleuse Dans
le Haut Doubs, ferme pédagogique en agriculture
biologique et structure d'accueil investies
dans l'éducation populaire et le maintien de
la vie locale.
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Les
Ateliers de la Bergerette Collecte,
valorisation et revente d'objets mis au rebut.
Actions d'éducation populaire pour la diffusion
de comportements économes et autonomes pour
une meilleure prise en compte des éco-systèmes.
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La
Ferme du Vialaret Dans
l'Aveyron, ce sont 5 personnes qui ont choisi
de s'associer pour travailler ensemble en milieu
rural, développant des activités agricoles et
artisanales respectueuses de l'environnement.
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Coopérative
Cravirola Ferme
autogérée où agriculture paysanne se mêle à
engagement social et action culturelle. Membre
de la SAS Terres Communes qui regroupe la Ferme
Cravirola dans les Alpes Maritimes, le Domaine
du Bois dans l'Hérault et les Terres de Brunel
en Ardèche.
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